LE TOURBILLON DE LHISTOIRE
On retrouve les premières traces écrites de lexistence du village dans les archives dès 1211. Durant tout le Moyen-Age, la basse vallée de Munster est lenjeu de puissantes rivalités entre les grandes familles nobles de la région (les Girsberg, les Hattstatt et les Ribeaupierre) ainsi que des Ducs de Lorraine qui possédaient la moitié de Soultzbach. Le Village est également au centre du conflit opposant, au XIIIème siècle, les princes-évêques de Strasbourg à la famille impériale des Hohenstaufen.
La dynastie prédominante à Soultzbach est celle des Hattstatt dont le château dorigine, le Haut-Hattstatt, est situé dans la montagne entre Soultzbach et Gueberschwihr. Dès1250, ils sassurent des biens de labbaye de Marbach située à proximité et font entourer le village dune enceinte fortifiée en 1275.
En 1504, Jacques de Hattsatt sinstalle à Soultzbach avec son épouse Marguerite de Rathsamhausen. En 1505, il promulgue des décrets et un sévère règlement de police qui entraîneront une révolte des habitants de Soultzbach en 1514. Laffaire est portée devant lempereur et un accord sera finalement trouvé, imposant des concessions aux deux parties.
Nicolas de Hattstatt, illustre guerrier, séjourna souvent à Soultzbach entre deux campagnes militaires. Il mourut sans descendance en 1585 et avec lui sachève la lignée. E 1603, les barons de Schauenbourg prirent la succession des Hattstatt en héritant du village, du château et de la source.
Les armes de Soultzbach ont été créées par la Commission Héraldique du Haut Rhin et adoptées par le Conseil Municipal en 1965. Elles reprennent les armoiries successives des Hattstatt et des Schauenbourg.
UNE POSITION CONVOITEE
De tous temps, la position géographique de Soultzbach a étroitement mêlé le village aux faits militaires de la région. En 1275, la cité est entourée de remparts, et de fossés remplis par leau du Krebsbach, ce qui permettra au village de se défendre contre ses assaillants.

Souvent convoité par les seigneurs locaux, avides de conquête et de pouvoir, le village de Soultzbach a connu une histoire mouvementée. Jugez-en plutôt : aux XVI ème et XVII ème siècles, cinq fois encore. Elle sera donnée, reprise, vendue et même prêtée en gage !
Si au cours de la Première Guerre Mondiale le village de Soultzbach a connu peu de combats, il constitua cependant une position stratégique de première importance pour les troupes allemandes. La commune a vu sinstaller à proximité un camp de pionniers, une voie ferrée et un téléphérique destinés à alimenter en bois, vivres et munitions les soldats du front des Vosges, et même un canon de 420 pour bombarder le Col de la Schlucht et lHôtel de lAltenberg au cours de lannée 1915.
UNE VILLE DEAU
Leau a apporté charme et bien-être au village grâce à ses sources thermales et ses fontaines, symboles de vie et déchanges sociaux.
Leau de Soultzbach est une eau bicarbonatée mixte, alcalinisante, diurétique et reconstituante. Légèrement gazeuse et dun goût agréable, elle est particulièrement recommandée dans les cas danémie, de manque dappétit ou de troubles de la digestion.
La légende attribue à Blaeschen, gourmande génisse du jeune Frantz, la découverte de la principale source thermale de Soultzbach en 1603. Mais selon la version historique, la source était connue bien plus tôt puisquau début du XVI ème siècle, Jacques de Hattstatt fit reconstruire la Maison des Bains (Badehus). Par ailleurs, des documents du XIII ème siècle mentionnent le village sous le nom de « Sulzpach » ce qui indique la présence deaux minérales.
Un médecin de Fribourg publie en 1616 un livre à lusage des baigneurs, dans lequel il faisait grand éloge de la source de Soultzbach. Les derniers seigneurs de Soultzbach, les Schauenbourg, avaient dailleurs compris tout lintérêt de lutilisation médicale de la source : aux XVII ème et XVIII ème siècles, ils développent lactivité thermale de Soultzbach en faisant construire des bains et en logeant les curistes au château.
En effet, la station thermale est appréciée par lillustres visiteurs : on y rencontre la noblesse bâloise, lArchiduc Léopold dAutriche, le Comte Eberhard de Ribeau pierre, Euloge Schneider, sanguinaire accusateur public de la Révolution. Le célèbre séducteur italien Casanova y livra une partie de cartes de 42 heures sans manger ni dormir ! Ce tour de force sacheva par labandon de son adversaire, un capitaine français, qui perdit ainsi 50 000 francs en louis dor.
Au cours du XVIII ème, on mène grande vie et de brillantes fêtes alternent avec les séances de cure. Les équipements de captage et de soins saméliorent avec la fréquentation. En 1718, on fait des travaux permettant de capter la source principale dans 3 réservoirs et on construit une halle au dessus de la source appelée « Appetitquelle » (source de lappétit). Après une période de désaffection, les affaires reprennent au début du XIX ème siècle et on commence à commercialiser leau en cruches.

Pour la première fois en 1842, la soucre est séparée du château : le nouveau propriétaire de la source, un industriel suisse, lui donne son nom actuel « Gonzenbacg » et construit un complexe thermal. Le propriétaire du château, privé du pactole, fait creuser un puits sur ses terres et, par chance, trouve une autre source appelée « source du château ».
Mais les bains passent de mode et la station thermale tombe peu à peu dans loubli. A la fin de la Première Guerre Mondiale, la commune complète le nom de village de Soultzbach en y ajoutant « les Bains » pour immortaliser son prestigieux passé thermal. Le bâtiment des bains a définitivement disparu en 1976.
En revanche leau de Soultzbach ne connut jamais de déclin. Exploitée de façon industrielle depuis la fin du XIX ème siècle par les descendants de M. De Gonzenbach, elle est commercialisée aujourdhui par la société Carola de Ribeauvillé. Cette source produit près de 2 millions de bouteilles par an.
LE PFINGSTPFLETTERI OU LEXORCISME DE LHIVER
Le Pfingstpflétteri ou le Pfingstapflétteri est une coutume dorigine mystérieuse. A Soultzbach, lexistence de cette tradition est liée au symbolisme de leau et à son action purificatrice. Elle relève dun rituel magique dont se méfiait jadis une partie de la population.
Les acteurs du rite son exclusivement des garçons de 12 à 14 ans, donc dâge non nubile et symboles dinnocence. Ils sont chargés denfermer lhiver (la mauvaise saison, lesprit du malin) dans une grande hutte de branches et de feuillages. Ils le promènent ensuite par les rues à la vue et au su de tous et le précipitent dans la rivière (purification par leau), proclament par là la victoire symbolique du renouveau printanier sur les maléfices.
Ainsi, quelques jours avant la Pentecôte, le brancard est confectionné et porté en procession le dimanche de Pentecôte par les 6 ou 8 garçons les plus forts du groupe et protégé par les autres munis de rameaux pour écarter les curieux. En le promenant par les rues, ils récitent une mélopée monocorde en dialecte alsacien dont le refrains peut se traduire ainsi « Voici quarrive lhiver, enfermé dans son bel habit, tira, tira, tira ». On peut interpréter cela comme une moquerie adressée à lhiver, vaincu par la belle saison.
Pour bien incarner lhiver enfermé dans sa hutte de verdure, le plus petit graçons est caché dans les branchages du brancard. A qutre endroits différents du village, près des fontaines, le chargement est posé verticalement sur ses béquilles. Le petit prisonnier agite alors un rameau pour signifier une présence vivante au spectateurs. Pendant ce temps, les gardiens trempent leurs longs rameaux dans leau de la fontaine et arrosent la population et les maisons, les protégeant contre le mauvais esprit en dispersant les curieux. En fin de parcours, le petit prisonnier est libéré très discrètement, son identité devant resté ignorée. « Lhiver dans son cercueil printanier » et ensuite jeté sans ménagements du haut du pont dans leau purificatrice de la rivière.

Le nom de ce rite, le Pfingstpflétteri, est littéralement intraduisible. Dans les familles nombreuses, on nommait « Pfétteri »le dernier-né ou le plus faible de la couvée. Mais le verbe « pfléttra » signifie aussi grelotter, avoir froid, ce qui peut faire référence à lhiver, ses maladies et ses privations.
LE CULTE DU FEU voir aussi
Le Saint Patron de Soultzbach est Saint Jean-le-Baptiste. Aux alentours du 24 juin a lieu la crémation des bûchers de la Saint Jean, coutume extrêmement prisée à Soultzbach, occasion de fêtes, damusements et de rires.

Chaque année, et cela depuis longtemps, deux bûchers sont construits sur le Rebberg dominant Soultzbach. Le plus petit nommé « Maïe » qui comporte en son centre un jeune sapin offert par la commune est gardé par les futurs conscrits. Le grand bûcher est entièrement constitué de sarments de vignes. Le soir du jour choisi pour la crémation des bûchers, à la nuit tombée, le petit bûcher est allumé par les futurs conscrits (les Maïeloescher).
Quand les flammes ont bien pris, les conscrits (les Mélisses) y allument leur torches en partent en courant faire le tour du Rebberg. Pendant ce temps, les jeunes filles (les Mélissemeidler) allument le grand bûcher. A leur retour, les conscrits retrouvent le brasier et un couloir de cendres matérialisé sur le sol. Depuis ce couloir, ils devront par trois fois bondir au dessus du feu. Les Maïeloescher, plus jeunes, devront traverser le feu seulement une ou deux fois.
Ce rite symbolise le retour de lété. Mais à Soultzbach, il est aussi une preuve de courage et de virilité. Dans la coutume populaire, on raconte que ces manifestations avaient une influence sur les récoltes à venir et donc sur la fécondité de la nature et même sur celle des couples du village.

Natif de Guebwiller, Jean-Antoine WERLE (+ 1756) vint sinstaller à Soultzbach après avoir épousé en 1720 Anna Francisca SANER, la fille du Schultheiss. Il occupa la maison située aujourdhui au 13, rue des Bains sur laquelle on peut encore lire sur la clé de voûte de la grande porte « Antonius Werlé Anno 1727 » avec les insignes de son métier débéniste.
Cest vraisemblablement peu après son installation que ce bâtisseur dautels commença à travailler à Soultzbach et dans diverses églises dAlsace (Thierenbach,Schauenberg, Munster, Mulbach, Houssen ). Ebéniste fort apprécié, il travaillait également en qualité dentrepreneur et engageait parfois dautres sculpteurs. Il fit partie notamment de léquipe des artistes alsaciens du XVIII ème siècle : KETTERER-BRAUN
François-Antoine WERLE (1723-1775), fils du précédent, exerça également avec talent le métier de son pére.
Cest lui qui terminera le Maître-Autel de lEglise Saint Jean-Baptiste.
CROIX ET CALVAIRES
Contrairement à lamont de la vallée de Munster, Soultzbach na pas été touché par la réforme protestante (16 ème siècle). Lappartenance des habitants de Soultzbach au catholicisme est confirmée par la présence de croix de calvaires sur lensemble du ban communal et à lintérieur du village.
Le croix selon leur localisation ou contexte avaient plusieurs significations : une fonction expiatoire, témoignage dun événement tragique (meurtres ou accidents mortels), de protection à un endroit suspect ou borne délimitant la commune. De tous temps les croix ont été les témoins visibles de la foi vive qui animait la population locale. Elles sont aujourdhui des exemples typiques dun art populaire vivant soumis à de multiples influences.
LA VIE AU CHATEAU
Le château de Soultzbach, construit par la famille des Hattstatt, est mentionné pour la première fois en 1289 sous le nom de « huz Sulzbach »
Il était alors encastré dans langle nord-ouest des fortifications qui entourent le village, à lendroit le plus exposé aux assaillants. Son oriel (fenêtre en encorbellement faisant saillie sur la façade) se trouvait au-dessus de la porte dentrée protégée par un pont-levis dont lemplacement des solives est encore visible. A lintérieur de la cour, la façade porte les armes des Hattstatt.
(Château de Soultzbach).

De multiples péripéties ont marqué la vie du château aux XIV ème et XV ème siècles. Il révèle ainsi la succession des influences dans la vallée de la Fecht. Il sera la propriété des Hattstatt de 1275 à 1585 avec de nombreuses interruptions. Le plus célèbre dentre eux, Jacques de Hattstatt, sy installe avec son épouse en 1504. Ils y passeront la majeure partie de leur existence et seront enterrés dans léglise du village où se trouve encore leur belle pierre tombale.
Au cours de son existence, le château a subi de nombreuses transformations. Ainsi, la famille des Schauenbourg cesse dy habiter en 1615 pour le transformer en hôtel pour les curistes. Ce sera sa fonction pendant de nombreuses années, notamment après la découverte de la Source du Château, qui fera de la propriété une station balnéaire complète.
Au début du XX ème siècle, le château est acheté par la Congrégation des Surs de la Divine Providence de Ribeauvillé pour devenir leur maison de repos et de retraite dédiée à Sainte-Anne. Enfin, pendant la Première Guerre Mondiale, il servira dinfirmerie militaire allemande et de refuge pour la population du village.

Curieusement, Soultzbach possède deux lieux de culte : lEglise Saint-Jean-Baptiste située à lécart du village et, intra-muros, la Chapelle Sainte-Catherine. Une légende raconte quelle aurait été construite suite à une épidémie de peste mais rien ne permet de laffirmer. Mentionnée pour la première fois en 1620, elle contient cependant un tabernacle que lon peut dater de la fin du 15 ème siècle.
Rénovée en 1760, puis en 1875 par labbé Jean-Jacques Bobérieth et à nouveau en 1962, elle contient quelques uvres dart remarquables dont notamment des sculptures attribuées à lentourage de Jean-Antoine WERLE (+1756), un ancien tableau dautel signé Charles ROHN (1840) représentant la décollation de Sainte-Catherine.
Présentant un intérêt, exceptionnel, les deux tableaux dautel de Franz Georg HERMANN (1692-1768), maître de la peinture baroque, ont été restaurés en 1987 à linitiative de labbé Antoine REINBOLT ; curé du village avec laide de la municipalité, du Ministère des Affaires Culturelles, du Conseil Général du Haut-Rhin, de bienfaiteurs et de paroissiens.

Les uvres de la Chapelle Sainte-Catherine sont détaillées dans un fascicule en quadrichromie sur les églises de Soultzbach-Les-Bains disponible auprès de la Mairie, au Presbytère (9, rue de lEglise) et à la Chapelle Sainte Catherine.
LE MYSTERE DE LA FONTAINE
Quatre têtes de femmes aux bouches bâillonnées ornent la fontaine érigée par Jacques de Hattstatt en face de la Chapelle. Etait-ce pour faire taire la résistance des habitants contre le pouvoir seigneurial ou sagit-il dun avertissement adressé aux femmes venant chercher de leau, afin quelles ne soient pas aussi bavardes que leau.
UN CHARMANT VILLAGE ALSACIEN

On peut imaginer que les habitants de Soultzbach vivaient très à létroit dans
leur village fortifié, ce qui les obligea à utiliser chaque centimètre carré de leur
espace vital. Les maisons construites à proximité immédiate des remparts intègrent
même une partie des murs défensifs et donnent au village son aspect
dimbrication.En 1788, un terrible ouragan ravagea le village, arrachant toutes les
toitures et causant dénormes dégâts, estimés alors à plus de 4000 livres
tournois.
Au cours de la deuxième moitié du XIX ème, les tours et les portes fortifiées de
Soultzbach furent détruites et les pierres récupérées pour de nouvelles constructions.
Ces transformations advinrent après le gigantesque incendie de 1844 qui détruisit la
partie nord du village et laffecta pour de nombreuses années.
LES MAISONS A PANS DE BOIS
Le principe de construction des maisons à pans de bois est relativement simple. On lutilise encore de nos jours dans les nouvelles constructions à ossature en bois.
Lassemblage des poutres est plus ou moins complexe et les vides sont comblé de torchis (mélange dargile et de paille hachée) appliqué sur un clayonnage de branches placées entre les poutres de bois.
Cette technique, savoir-faire unique du charpentier personnage clé de la construction des maisons en Alsace, a permis de compenser le manque de place dans lenceinte des villages fortifiés tel que Soultzbach. Elles offraient lavantage doccuper les moindres espaces disponibles et permettaient grâce à lencorbellement daugmenter à létage supérieur la surface habitable.
Ceci est particulièrement visible dans la Grandrue. On peut également y apercevoir des maisons de sytle XVII ème siècle richement décorées et des maisons du XVIII et XIX ème siècles plus simples. Cette variété de sytles particulièrement marquée à Soultzbach, est vraisemblablement liée à son histoire culturelle, aux modes transmises par les curistes mais également à lincendie de 1844.
MAISON TRADITIONNELLE DE LA VALLEE DE MUNSTER
LEGLISE SAINT-JEAN BAPTISTE

Située en hauteur et à lécart du bourg, léglise paroissiale, dans ses
dimensions actuelles, résulte des transformations dune ancienne chapelle de
cimetière. Le patronyme Saint Jean-Baptiste est sans doute à mettre en relation avec un
lieu de baptême et les sources de Soultzbach.
Au fil des siècles, léglise a connu plusieurs rénovations, agrandissements et
reconstructions. Ses plus anciennes traces remontent à la fin du 15 ème siècle. Il
sagit dune custode (armoire eucharistique) située dans le chur.
Lédifice recèle de nombreux chefs duvres dont notamment les trois
remarquables autels conçus dans lentourage de lébéniste Jean-Baptiste WERLE
ainsi quun orgue Callinet de 1833. Mais la raison de sa situation à
lextérieur de lenceinte du village reste incertaine.
Un fascicule en quadrichromie détaillant davantage lhistoire et les uvres de
lEglise Saint-Jean Baptiste est disponible au près de la Mairie, au Presbytère (9
Rue de lEglise) et à la Chapelle Sainte Catherine.
HISTOIRE DE SOULTZBACH DANS LA VALLEE DE MUNSTER
XIII ème siècle
1211 Première mention de « Sulzpach ». 1273 Rodolphe de Habsbourg dévaste la vallée de Munster 1275 Soultzbach est entouré de remparts et les Hattstatt ont en fief la moitié
de Gérardmer en Lorraine 1279 Wihr-Au-Val qui appartient aux seigneurs de Ribeaupierre est fortifié. 1287 Munster est entouré de remparts. Fondation de la communauté
dhabitants du Val et de la Ville de Munster regroupant Munster et 9 communes des
alentours.
XIV ème siècle
1306 La moitié du château de Soultzbach est donnée en oblation du duc de
Lorraine 1310 La moitié du village de Soultzbach est engagée auprès du duc de Lorraine
et lautre auprès du comte de Blâmont. 1339 Traité Marquart passé entre lAbbaye de Munster et la communauté
dhabitants. 1354 Munster entre dans la Décapole 1371 Le château ainsi que la partie de Soultzbach appartenant au Comte de
Blâmont est donnée en gage aux Huss dIssenheim jusquen 1405
XV ème siècle
1405 Le château de Soultzbach revient aux Hattstatt. 1430 Le château est offert au duc de Lorraine 1464 Le château est engagé auprès du seigneur de Gilgenberg et de Bernard
Stoer 1465 Une troupe de chevaliers et e seigneurs revenant dune razzia en
Lorraine, est attaqué près de Munster par les bourgeois de Munster. Ce combat fait de
nombreux morts dans les troupes munstériennes : un noble, Thiébault Stoer, meurt à
Soultzbach des suites de ses blessures occasionnées par un carreau darbalète
munstérien. 1466 Destruction du château de Haut-Hattstatt par les troupes munstériennes.
XVI ème siècle
1504 Jacques de Hattstatt et Marguerite de Rathsamhausen sinstallent à
Soultzbach. 1509 Fondation de la confrérie de Saint-Sébastien par Jacques de Hattstatt. 1514 Décès de Jacques de Hattstatt 1518 Décès de Marguerite de Rathsamhausen 1542-1559 Les trois quarts de la population de la communauté dhabitants
du Val et de la Ville de Munster passent au protestantisme. 1575 Traité de Kientzheim passé entre labbaye Saint Grégoire de Munster
et la communauté dhabitants sous larbitrage de Lazare de Schwendi.
Labbaye reconnaît Munster comme ville impériale ; les habitants peuvent
exercer le culte protestant. 1585 Décès à Bâle de Nicolas de Hattstatt dernier de la lignée. Le duc de
Lorraine est alors seul suzerain à Soultzbach. 1583-1632 Procès de sorcellerie dans la vallée de Munster (37 femmes, 4
hommes, 3 enfants), il y aura 29 exécutions.
XVII ème siècle
1603
1616 Le Docteur Jean-Jacques Mezius rédige le premier livre médical faisant léloge des eaux de Soultzbach.
1620 Première mention de la chapelle Sainte Catherine
1632 Les Suédois sinstallent dans la vallée de Munster et y commettent des exactions.
XIII ème siècle
1220 Règne de lempreur Frédéric II de Hohenstaufen qui encourage le
développement des villes alsaciennes. Il meurt en 1250. 1245 Lutte entre lEmpire et la Papauté. 1273 Rodolphe de Habsbourg devient empereur du Saint Empire Romain Germanique.
XIV ème siècle
1337 Début de la guerre de Cent Ans. 1349 Peste noire, les juifs sont accusés den être responsables ; la
communauté juive de Strasbourg est brûlée. 1354 Fondation de la Décapole par lempereur Charles IV. Elle
regroupe : Wissembourg, Hagueneau, Rosheim, Obernai, Sélestat, Colmar, Kaysersberg,
Turckheim, Munster et Mulhouse. 1365 Passage e Alsace des Anglais, soldats inactifs pendant les longues trêves
de la guerre de Cent ans, ils ravagent toutefois lAlsace.
XV ème siècle
1439 Fin de la construction de la flèche de la cathédrale de Strasbourg par Jean
Hultz 1440 Mise au point de linvention de limprimerie par Jean Gutenberg
à Strasbourg. 1450-1491 Martin Schongauer exerce son art à Colmar et environs.
XVI ème siècle
1517
1525 Guerre des paysans.
1529 Strasbourg devient protestante
1555 Paix religieuse dAugsbourg : chaque prince donne sa religion au territoire dont il est le seigneur.
1575 Colmar passe à la réforme protestante.
XVII ème siècle
1618 Début de la guerre de Trente Ans.
1622 Premières contributions de guerre des villes dAlsace.
1632 Arrivée des Suédois en Alsace.
1634
Le chancelier suédois Oxenstierna offre Soultzbach à la Ville de Colmar.1648 La vallée de Munster est totalement dévastée, labbaye de Munster est en ruines.
1652 Des régiments lorrains sèment la désolation dans la vallée de Munster.
La réputation de Soultzbach comme station thermale et balnéaire simpose.
XVIII ème siècle
1708 Nouveaux travaux daménagement de la source. 1720-1740 Jean Antoine Werlé réalise les trois autels de léglise
paroissiale. 1736 Nomination à Munster dun préteur royal qui a tout pouvoir. 1738 Agrandissement de la nef de léglise paroissiale de Soultzbach. 1760 Divers travaux sont exécutés à lintérieur de léglise. 1768 Agrandissement des bassins de la source. 1782 Visite de Casanova de Seingalt à Soultzbach ; épisode mémorable
dune partie de cartes qui dura 42 heures. 1789 Le 25 juillet, lHôtel de Ville de Munster est occupé par une partie
de la population, le vent de la révolution souffle «également à Soultzbach. 1791 LAbbaye Saint Grégoire de Munster est fermée. 1792 Euloge Schneider, accusateur public du tribunal révolutionnaire de
Strasbourg séjourne à Soultzbach. 1793 Vente du mobilier et des bâtiments de lAbbaye de Munster.
XIX ème siècle
1818 Vente du château et de la source par les Schauenbourg à Jean-Jacques Bobérieth Père. A Munster, André Hartmann sassocie à ses fils et Henry et fonde les Manufactures Hartmann et fils.
1833 Construction de lOrgue Callinet de léglise paroissiale.
1842 M. De Gonzenbach devient propriétaire de la source.
1844 Un incendie détruit la moitié de Soultzbach et M. De Gonzenbach construit une station thermale moderne pour les visiteurs et les curistes.
1868 Cosntruction de la voie férrée Munster-Colmar.
1875 Découverte de la source du château par labbé Jean Jacques Bobérieth et rénovation de la chapelle Sainte Catherine.
1886-1888 Travaux à lintérieur de léglise paroissiale.
1898 Construction du clocher.
XX ème siècle
1903 Achat du château et de sa source par la Congr&gation des Surs de la Divine Providence de Ribeauvillé. Vers la même époque, fin du thermalisme à Soultzbach M. Jean Klein, gendre de M. De Gonzenbach vend la source Gonzenbach à M. Mann qui en commercialise leau.
1914 Après les combats du mois daoût, Soultzbach devient un lieu de cantonnement à larrière du front et sert de base logistique pour larmée allemande. Le château est transformé en hôpital. Un téléphérique est installé derrière Soultzbach pour approvisionner les troupes sur le front près du Petit Ballon.
1915 Un canon de 420mm bombarde le col de la Schlucht et lhôtel de lAltenberg. Les villages derrière Munster sont transformés en champs de ruines, Munster est détruit à 85 %.
1922 La source Gonzenbach devient propriété de la Société Carola de Ribeauvillé.
1940 Le 18 juin, lartillerie allemande bombarde Wihr-Au-Val, le 2 juillet, un dépôt de munitions explose à Soultzbach et occasionne des dégâts à léglise paroissiale.
1945 Le 5 février, libération de Soultzbach.
1985 Fin de travaux de rénovation de léglise paroissiale.
Nous remercions tout particulièrement Monsieur LESER Gérard pour la mise à disposition de ce texte