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De la Vie à la mort d’une source d’eau minérale gazeuse naturelle
INTRODUCTION& Première Partie : La Source elle-même& Frise Chronologique& A. La Vie et la mort d’une Source d’eau minérale gazeuse naturelle.& 1. Présentation de la Source& La Légende& B. Exploitation de la Source& 1. La source et son exploitation aux XVIIème et XVIIIème Siècle.& 2. La Vie aux Bains au 18ème Siècle.& 3. Les Curistes célèbres du 18ème Siècle.& 4. La Source au XIXème Siècle.& 5. La Source au XXème Siècle.& Deuxième partie : Les autres sources& LA SOURCE DU CHATEAU : de sa découverte à nos jours & les autres Sources& CONCLUSION& BIBLIOGRAPHIE& SA VIE& Avec un œil plus attentif et plus curieux, il pourra distinguer au loin le château seigneurial alimenté en eau par la source du château. Il est devenu aujourd’hui la maison de retraite des sœurs de Ribeauvillé. Dans cette belle contrée, à 200 m du village, jaillit une autre source découverte bien avant ; La source GONZENBACH. Elle sort d’une montagne granitique appelée l’Oberfeldwald. 1603 - 1993 : 390 ans d’existence, presque quatre siècles ininterrompus ! Voilà la durée de vie de la source GONZENBACH, si chère à nos cœurs, qui a été purement et simplement rayée de la listes des sources d’eau minérale gazeuse naturelle d’Alsace, de France, et de Navarre. Quatre siècles d’histoire qui ont fortement imprégné celle de notre village, de ses habitants, de son économie et de sa renommée ! Il serait dommage de laisser tomber dans l’oubli ces quatre cent ans de la vie de notre cité. Aussi avons-nous tenu à rappeler l’histoire de cette source afin que notre génération et les futures ne l’oublient pas, et, pourquoi pas, en attendant la renaissance dans un avenir le plus proche possible. "Plein de silence et de verdure, Mais si tel qu’une sobre et délicate abeille, Le bourg, les bains, le val ne sont plus à décrire. Ce n’est point un gourmand bien repu, bien truffé, Du maître, des bouviers, c’était la favorite, Quand Frantz la rappelait, son mufle tout humide, Un soir, dans le hallier notre espiègle cachée, Tout-à-coup il entend, au fond du noir ravin, Par sa vaine et pénible course Mais quel goût inconnu, quelle saveur piquante Le lendemain, le jour suivant, le garçonnet Le gars le plus beau du chalet. Le bruit s’en répandit bientôt dans le vallon, D’abord sous un toit de feuillage -Car du pays le plus lointain J.J. LAURENT Colmar, 1869 Ce document, véritable louange des vertus des eaux de Soultzbach, relève avec une instance particulière le grand nombre de malades qui venait alors demander à cette eau le soulagement ou la guérison de leur maux. Les nobles et même les princes donnaient l’exemple. De nombreuses améliorations furent apportées dès le début de l’exploitation au 17ème siècle. Plusieurs auges de pierres furent établies ainsi qu’une longue auge en madrier de chêne, pour recevoir la précieuse source. Le propriétaire sut capter en plusieurs filets qu’il baptisa de noms différents autant pour plaire à des illustres hôtes que pour soigner sa réclame. L’un des minces filets reçu le nom de "Source de l’Archiduc" parce que l’Archiduc Léopold d’Autriche fut un des premiers à en faire usage, dans une maladie grave. Un autre fut baptisé "Source de Ribeaupierre" en l’honneur du comte Eberhardt de Ribeaupierre qui vient à son tour demander à l’eau de Soultzbach le rétablissement d’une santé usée au service de l’empire. Lui, ainsi que plusieurs seigneurs, en firent usage avec beaucoup de succès selon les conseils et sous la surveillance de MEZIUS. Ces deux sources furent appelées plus communément "Tintenwasser", -fontaines de l’encre-, à cause de sa saveur particulière. Le réservoir pouvait contenir 1800 Litres d’eau, vidé il se remplissait en moins de Ces premières installations en 1612 avait attiré bien vite un grand nombres de baigneurs et de dégustateurs. Dès 1612, des hôtels furent construits à Soultzbach, celui à côté de la source elle-même, fut construit par le gendre de Monsieur de Gonzenbach, Monsieur Immerklein. Pour les autres constructions les barons de Schauenbourg laissèrent aux bourgeois de leur fief le soin de loger les curistes. Ils en tirèrent grand profit, parfois, il est vrai, au désavantage des baigneurs et des malades... En 1612, la réputation des eaux de Soultzbach était déjà assez grande pour motiver de nombreuses parution d’ouvrages scientifiques, dont celui de Schwenck de Bâle. La renommée toujours croissante des eaux et l’affluence des étrangers qui y venait des contrées les plus éloignées, rendirent urgent les réparations de l’année 1614. En 1683, Chrétien SCHERB fît paraître son précis, intitulé "Kurtzer Unterricht vom Sauerbrunnen zu Sultzbach in St-Grégoiriiathal elsaesischer Landschaft" dans lequel il dit : "L’homme est l’être le plus noble de la création, mais aussi le plus misérable, car aucun autre n’est sujet à tant de maladies. Cependant la miséricordieuse sagesse de l’Eternel n’a pas voulu que l’homme périsse si pauvrement ; elle a crée les remèdes les plus variés et es si grand nombre que nous ne saurions jamais en inventer autant. Ainsi a-t-elle doté la délicieuse et fertile vallée de St Grégoire d’une eau acidulé. C’est là que des pays les plus éloignés accourent des centaines d’hommes pour y chercher la santé. Mais les malades qui suivent une cure à Soultzbach commettent une foule de fautes hygiéniques et des péchés thérapeutiques dans l’usage de ces eaux. C’est pour faire connaître aux médecins et aux malades les vraies règles à suivre dans leur emploi interne et externe que l’auteur à écrit ce petit livre. Le Docteur Scherb termine par le vœu : "Que le médecin divin qui a béni notre Alsace de sources médicinales et salutaires veuille bien les conserver dans leur intégrité à travers les siècles et pour le salut de l’humanité souffrante." Vint le 18ème siècle, à la fin duquel Soultzbach devait atteindre l’apogée de sa renommée. L’installation fut remaniée. Dès 1708, la source fut recueillie dans une auge carrée en pierre de taille. On construisit une halle au-dessus de laquelle fut établi le logement du fermier, car depuis de longues années, les Schauenbourg avaient l’habitude d’affermer la source. Pour que les baigneurs en temps de pluie trouvent un refuge, on leur aménagea une petite salle. Cependant, les installations restèrent assez rudimentaires. Malgré l’afflux des clients, la disposition de lieux de bains étaient loin de présenter les agréments et le confort qu’il offrirent dans la suite. Toutefois, ils étaient toujours de plus en plus fréquentés. Ils furent très à la mode dans la contrée. Les Bâlois passaient pour être sujets à une espèce de folie dont les eaux de Soultzbach les libéraient, mais qui les reprenait à peine étaient-ils retournés chez eux. L’habitude leur avait même attribué aux abords de la Source une place particulière, dite le "Coin bâlois". "Das Basslerwinkelein im Narrenbad" - où les citoyens de cette ville se retrouvaient pour boire l’eau en société. A Soultzbach, on s’amusait beaucoup. Plus d’une intrigue amoureuse, si l’on en croit certaine chronique, se serait nouée et dénouée dans ce riant décor. C’était un lieu, disait MIEG, où l’on gagnera en force en s’exerçant dans la maîtrise de soi, "Wo man sich mit Bemeistern eigener Begierde staercken kann". La plupart des baigneurs ne s’y rendaient certes pas dans cette intention D’autres célébrités y vinrent. En 1754, VOLTAIRE, séjournant à Colmar, écrivait à des amis : "Je ne crois pas que j’aie la force d’aller à Plombières, et je ne sais pas encore si je ne prendrais pas les eaux de Soultzbach qui sont à trois lieux d’ici". Il partit pourtant à Plombières, d’où il revint rapidement "agacé par la curiosité indiscrète que lui témoignèrent les mondaines". Il préféra alors Soultzbach. En 1762, Dans ce milieu évoluait un officier nommé d’Entrague. Casano l’avait remarqué parce qu’il était toujours accompagné d’une jeune femme dont il semblait fort jaloux et qui se faisait appeler Mme Saxe. D’Entrague aimait aussi passionnément le jeu, surtout le piquet, mais pour concilier le double amour qui tourmentait son âme, il exigeait que son amie fut constamment à ses côtés, lorsqu’il tenait les cartes ; le lendemain de son arrivée nous trouvons - Je ne m’en souci pas, dit-il, car nous ne sommes pas joueurs à l’unisson. Je joue pour mon plaisir, tandis que vous ne jouez que pour l’argent. - Comment cela ? Vous m’offensez ! - Ce n’est pas mon intention ; mais chaque fois que nous nous sommes entrepris, vous m’avez abandonné au bout d’une heure. - Vous devriez m’en savoir gré, car n’étant pas de ma force, vous perdriez nécessairement beaucoup. - Cela se peut, mais je n’en crois rien. - Je puis vous le prouver. - j’accepte, mais le premier qui quittera la partie, perdra 50 louis. - C’est dit, mais argent sur table! - je ne joue pas autrement. Cette folle gageur acceptée - Je n’ai pas faim A 6 heures du matin les buveurs et les buveuses d’eau commencèrent à circuler et trouvèrent les 2 acteurs toujours en présence l’un de l’autre. Tout en applaudissant à leur constance, ils ne purent s’empêcher de manifester quelque alarme. A ce moment D’Entrague qui s’affaiblissait toujours davantage, continuait à perdre du terrain : il faisait des écoles brouillait les cartes, comptait mal et écartait de travers. A 9 heures du matin on jouait encore. D’Entrague continuait à perdre, ce qui déplaisait fort à son amie que l’espoir de mettre un terme à la lutte, devenu inégale, avait ramené. Elle insista pour le jeu prit fin, en faisant un nouvel appel à la générosité et à l’humanité de"Madame, dans l’espoir de vous plaire, je suis prêt à retirer ma gageure et à me désister de rester !" Il ne devait pas en ce moment - après quarante heures de piquet continu et de jeune presque absolu - avoir l’air fort galant ou fort entreprenant. Cependant d’Entrague eut un accès de jalousie qui le galvanisa. Par un effort suprême il bondit en s’écriant avec aigreur qu’à son tour il ne quitterait le jeu que lorsque l’un des deux tomberait mort. Le jeu continua donc, mais son terme était marqué, la nature s’insurgeait. D’Entrague chancelant sur sa chaise et tout couvert de sueur s’évanouit. On se hâta de l’emporter. 5. La Source au XXème Siècle. La guerre de 1914/18 vint étendre les ravages jusque dans cette paisible vallée qui fut pendant quatre ans occupée par les troupes allemandes. La proximité du front, toute circulation normale étant entravée, eut son contrecoup sur l’exploitation de la source et sur l’expédition de l’eau. Compris dans la zone des opérations, Soultzbach fut livrée à l’abandon. Ni l’hôtel, ni le bâtiment d’exploitation ne peuvent être maintenus en état. La main d’œuvre, le matériel et les ressources financières faisant défaut, ce fut comme une phase d’anéantissement. S’il y a cent ans on disait en Alsace : "Nur in Soultzbach trinket der Bauer Sürwasser" (ce n’est qu’a Soultzbach que le paysan a le privilège de boire de l’eau acidulé), on peut dire à présent, pendant les années de guerre, en déplaçant un seul mot : "In Soultzbach trinket der Bauer nur Sürwasser ; (àSoultzbach, le paysan ne boit plus que de l’eau acidulé)." Le propriétaire d’alors, M. MANN, se trouva complètement ruiné à l’issue de la première guerre mondiale. Il se vit forcé à céder le tout à la Société CAROLA, de Ribeauvillé. La Société des Eaux Minérales de Soultzbach-Gonzenbach vit le jour. Triomphant de toutes les difficultés, elle a porté tous ses soins en première ligne à la Source elle-même. En peu de temps, elle a réussi à remplacer l’ancienne et primitive installation par une organisation qui répond à toutes les exigences de l’hygiène et assure le captage parfaite du précieux liquide. L’ancien puits, entièrement rénové et partagé en deux par une cloison étanche, a vu ses bords exhaussés. Ils dépassent maintenant de 60 cm le terrain qui serve de toute souillure et en permet l’inspection à travers une large et épaisse plaque de verre. A proximité, une pompe électrique amène l’eau dans un réservoir en ciment armé, placé à 60 cm du sol et muni lui aussi d’un couvercle qui en permet le nettoyage complet. Un court tuyau relie le réservoir avec une machine à remplir construite selon les principes de la technique la plus moderne. Les délicates manipulations de la mise en bouteilles y sont extraordinairement simplifiées. A deux pas de là se trouve la machine à capsuler, de sorte que cette dernière opération a lieu immédiatement après le remplissage. Le rinçage des bouteilles s’effectue selon les principes qui ont donné à Carola-Ribeauvillé et aux grandes stations françaises de si parfaits résultats. Immergées dans un bac, les bouteilles y subissent un premier nettoyage mécanique et chimique aussi complet que possible, puis elles passent à la machine rotative qui les rince copieusement à l’intérieur comme à l’extérieur. Puits, réservoirs et tous les appareils se trouvent réunis dans un même local qui diffère avantageusement de l’ancien, où pourtant l’eau de la source fut captée et mise en bouteille si longtemps sans que jamais il y eût lieu de se plaindre de la moindre altération. Vers la fin des années 1970, M. Léonard, alors Directeur de la Source Carola, donc de Gonzenbach, avait échafaudé un plan de modernisation des étable. Malheureusement, le sort en a décidé autrement. M. Léonard mourut sans avoir pu réaliser son vœu. Son successeur ne reprit que tièdement ce projet, malgré promesse sur promesse, dont il avait été tenu compte lors de la révision du Plan d’Occupation des Sols en 1990. A la fin de l’année 1992, la Source Gonzenbach produisait près de deux millions de bouteilles et occupait quatre ouvriers. Malheureusement, la Société des Eaux Minérales de Soultzbach/Gonzenbach, propriété de la Société PERRIER, fut cédée, en 1992, à la Société NESTLE, Société multinationale suisse. Très vite, cette dernière a imposé des conditions à la survie de la Source : Augmentation de la production ; Intégration dans le système CAROLA ; Absence de tout reproche pouvant nuire à la qualité de l’eau minérale de Soultzbach. Bien entendu, ces exigences n’ont pu être respectées, vu que : En ce qui concerne l’augmentation de la production, des sondages effectués n’ont pas apporté de réponse satisfaisante. Normal, on ne peut pas demander à une source de produire plus que ce qu’elle produit. La mise en conformité des installations, selon les nouvelles normes d’hygiène, présentait une telle contrainte que, vu l’investissement à réaliser , la Société a préféré faire marche arrière et "fermer l’établissement." "On préfère une eau de substitution à une eau authentique connue depuis 300 ans" La société NESTLE a établi une politique d’ensemble pour la Source CAROLA de Ribeauvillé, dans laquelle celle de Soultzbach n’avait guère de chance d’y figurer. Cette politique répondait aussi à celle des société actuelles : regroupement des sites de production en vue de réduire les frais d’exploitation.Le procédé est à la mode aujourd’hui, sans tenir compte de l’impact local, historique ou social. En avril 1993, la Source Gonzenbach a cessé d’exister, après plus de 393 années de bons et loyaux services. C . Les bienfaits de la Source GONZENBACH De nombreux médecins vantèrent les vertus de l’eau acidulée et ferrugineuse de Soultzbach. Ils pensaient que les qualités de l’eau dépendaient de la composition géologique du terrain, de l’air environnant, mais aussi de la position des astres. Ils rendaient aussi grâce à la Providence de sa générosité. Les indications thérapeutiques étaient assez variées et imprécises. L’Archiduc Léopold d’Autriche vint y soigner une "maladie grave". Le Comte Eberhardt de Ribeaupierre demanda "à l’eau de Soultzbach le rétablissement d’une santé usée au service de l’Empire". Les Bâlois y soignaient un accès de folie" dont les eaux de Soultzbach les libéraient, mais qui reprenaient à peine étaient-ils retournés chez eux". Au temps de la Renaissance, l’eau était rarement recommandée comme boisson : par contre, l’usage du bain était prisé. Il est vrai que les propriétés cliniques des eaux restaient longtemps mal connues. Quelles propriétés les analyses modernes ont-elles découvertes dans l’eau de Soultzbach ? L’eau de Gonzenbach est pure au point de vue bactériologique. Sa composition chimique la range parmi les eaux bicarbonatées mixtées (bicarbonate de sodium, calcium, magnésium, lithium et manganèse). Ses propriétés physico-chimiques démontrent que cette eau minérale, faiblement minéralisée, a ses sels presque complètement ionisés, qu’elle est fortement hypotonique, qu’elle est radioactive. Ses effets thérapeutiques en font une eau alcalinisante, diurétique et reconstituante et en indiquent l’emploi dans les maladies suivantes :& & & & & En résumé, l’eau de Soultzbach est bonne pour toutes les affections touchant les reins, le foie, la circulation sanguine, l’estomac. Deuxième partie : Les autres sources " est collectée dans un puits d’environ 10 mètres de profondeur. L’eau qui jaillit du sol est conservée dans deux réservoirs de forme conique protégés et hermétiquement fermés. L’eau des deux Sources monte par un tuyau dans un réservoir en cuivre d’une contenance de 2 mètres cube renforcé par une gaine d’acier et muni d’un robinet. & Messieurs Schangel et Bobenrieth restent propriétaires de la Source jusqu’en 1899. Monsieur Schangel a transformé l’ancien Château Seigneurial en hôtel et accueilli de nombreux hôtes et malades soulagés par l’eau curative du Château. En 1899, Monsieur Schangel vend la Source à Monsieur Brun qui la conservera jusqu’en 1903. Le 19 septembre 1903, les Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé achètent la propriété pour la transformer en maison de repos pour les Sœurs. A partir de ce moment, l’activité de l’établissement thermal cesse. Pour la première fois, pendant la guerre (1914 - 1918), les bains sont fréquemment utilisés par les soldats allemands. La maison qui abrite les bains est repeinte à la fin de la guerre. Aujourd’hui, dans une atmosphère de tranquillité, baignée d’une dance lumière, les religieuses coulent des jours paisibles. Des fenêtres de chaque chambre de l’ancienne demeure Seigneuriale, on jouit d’une vue splendide. Il est bien dommage que cette eau si délicieuse ne soit pas mieux exploitée ; le débit est toutefois de 60 Litres par 24 Heures. L’administration du Château ne s’occupe aujourd’hui que de l’approvisionnement d’eau nécessaire à la consommation courante. Le surplus d’eau contenu dans le réservoir spécial est évacué par un tuyau et se perd dans la nature. Actuellement, l’une des canalisations doit être obstruée par un éboulement et l’une des Sources alimentant la Source du château s’infiltre dans le sol et ressort peut-être CONCLUSION Une petite Source, découverte il y a si longtemps par une génisse, qui a fait la fierté des habitants du village, développant autour d’elle un beau restaurant, tous deux abandonnés aujourd’hui. Toutefois, à la fin de la Première Guerre Mondiale, la commune complète le nom de Soultzbach en y ajoutant "Les-Bains" pour immortaliser son prestigieux passé thermal; le bâtiment les Bains ayant disparu définitivement en 1976. Une étude approfondie, avec les moyens actuels, donnerait certainement des indications intéressantes et précises sur un Trésor que bien des régions nous envient : L’EAU
REMERCIEMENTS Je remercie sincèrement Monsieur Bernard GISSINGER, premier adjoint au Maire de Soultzbach-les-bains ainsi que Madame Rolande MEGNOUCHE, qui m’ont d’une part aider à rechercher des anciens documents sur les différentes Sources de Soultzbach-les-bains, et d’autre part ils ont su tous deux m’expliquer clairement le passé proche ou lointain des différentes Sources. Ils ont su, dans leurs paroles, me faire comprendre leur passion envers ce passé mémorable et me faisant part également de leur tristesse depuis la disparition d’un patrimoine qui leur était cher. Je remercie également Monsieur André GRUNENWALD Professeur de "Langue et Culture Régionales" de m’avoir guider dans la réalisation de ce mémoire. Je les remercie sincèrement de m’avoir consacrer un peu de leur temps afin de faire revivre en moi et en ceux qui lirons ce mémoire, combien ce patrimoine était important et de toute beauté. & Valentine IMHOFF & 3. MIEG, Docteur et professeur à Bâle (1784) 4. J.J. UN BICENTENAIRE PAS COMME LES AUTRES LA VIE DE CASANOVA En 1998, cela fera deux cents ans que le "célèbre" CASANOVA est décédé à l’âge de 73 ans, bel âge pour l’époque, surtout après ses exploits hors du commun. Ce personnage a défrayé la chronique de notre Cité, faisons un petit rappel de sa vie mouvementée, de ses exploits, de ses déboires, même s’il ne sont pas à prendre comme exemples. Enfin, il a toujours eu plus de mérites plus que le sinistre Euloge SCHNEIDER, révolutionnaire sanguinaire, qui fit, lui aussi, une halte remarquée à SOULTZBACH-LES-BAINS. |