PATRIMOINE DE SOULTZBACH-LES-BAINS

 

 

Blason : ce sont les armes des seigneurs

de Hattstatt et de Schauenbourg.

6819120b

HISTORIQUE

Dès 1275, Soultzbach-Les-Bains est entouré d’un mur d’enceinte et, en 1294, il fait partie des possessions des seigneurs de Hattstatt. En 1289, le château est cité. En 1505, Jacques de Hattstatt promulgue de nouveaux règlements qui vont susciter la rébellion des habitants avant qu’un accord ne soit trouvé. Il reconstruit le Badehus, la maison des bains, les eaux du village étant de plus en plus réputées. Les Schauenbourg succèdent aux Hattstatt et, en 1603, ils développent les bains en transformant le château en lieu de cure et en hôtel. Casanova y séjourne en 1782, ainsi qu’Euloge Schneider en 1792 et que la haure société de Bâle et de Colmar. En 1844, la moitié du village est détruite par un incendie. Pendant la Première Guerre mondiale, la commune sert de base arrière pour les troupes allemandes et devient le point de départ d’un téléphérique.

ANCIEN CHÂTEAU DES HATTSTATT-SCHAUENBOURG

XV ème siècle

Rue du Château 68191210

Le château est construit pour les seigneurs de Hattstatt, vers 1275, et reste leur propriété jusqu’à la fin du XVI ème siècle. En 1603, il passe aux Schauenbourg, qui le transforme en hôtel à partir de 1615 pour y accueillir les nombreux curistes attirés par les eaux réputées de l’endroit. En 1818, il est acheté par l’abbé Jean-Jacques Bobérieth avant d’être acquis par la congrégation des Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé, en 1903. Il devient alors la maison de retraite Sainte-Anne. Cette partie du château, qui correspond au logis central, remonte au XV ème siècle.

TOUR

 

Vers 1275

Ancien château des

Hattstatt-Schauenbourg 68191211

Cette tour est construite au moment où les Hattstatt font entourer la cité des remparts afin de la défendre des agressions éventuelles des seigneurs des environs. L’emplacement du fossé est désormais occupé par un jardin, entretenu par les sœurs de la maison Sainte-Anne.

EGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE

 

XV ème siècle 1738-1832-1898

Rue de Wihr-Au-Val 68191203

Cette église paroissiale se dresse à l’extérieur de l’ancienne cité fortifiée de Soultzbach. Le chœur date de la fin du XV ème siècle et du début du XVI ème siècle. En 1738, la nef est reconstruite et agrandie, l’ensemble de l’église est rénové en 1832. L’année suivante, Joseph Callinet (1795-1857), originaire de Rouffach, fabrique l’orgue. En 1898, l’édifice est complété par le clocher. L’ensemble est entouré par le cimetière. (I.M.H.1934).

 

MUR GOUTTEREAU

XV ème siècle

Eglise Saint-Jean-Baptiste 68191204

Sur le bas-côté nord-est de l’église paroissiale est peinte une longue bande funéraire, symbole de deuil, ornée d’armoiries. Elle marque visuellement la fin d’une lignée de la famille des Hattstatt-Schauenbourg.

 

PIERRE TOMBALE

1351

Grès jaune (202 x 89 x 11cm)

Eglise Saint-Jean-Baptiste 68191206

Ce monument funéraire, partiellement mutilé, représente une femme couchée, la tête reposant sur un coussin. Elle est vêtue d’une longue robe et sa tête est recouverte d’un voile. Dans les mains jointes sur la poitrine, elle tient un grand chapelet. Sur le pourtour du monument se déroule une épitaphe altérée qui indique que la défunte était l’épouse de Jean de Hattstatt, et qu’elle est décédée en 1351. Il pourrait s’agir de Johanna Rumler-Schaler, mariée en 1345 à Jean Ier, seigneur de Schrankenfels. (I.M.H. 1997)

CUSTODE

 

1500

Grès rose

Chœur Eglise Saint-Jean-Baptiste 68191209

Cette custode, ou armoire eucharistique, est surmontée d’un pinacle et se dresse le long du mur nord. Elle constitue un don de Jacques de Hattstatt et Marguerite de Rathsamhausen. Saint Christophe portant l’Enfant soutient l’ensemble. L’armoire est ornée de motifs végétaux qui évoquent un arbre de vie. La partie centrale est entourée par les symboles des quatre évangélistes, par des anges portant des cierges et des encensoirs. Un Christ de douleur ainsi que la Vierge éplorée sont aussi représentés.

PIERRE TOMBALE DE JACQUES DE HATTSTATT ET DE MARGUERITE DE RATHSAMHAUSEN

1518

Grès jaune ( 216 x 119 x 20 cm)

Eglise Saint-Jean-Baptiste 68191207

A l’origine, ce monument funéraire se trouvait dans la chapelle funéraire des Hattstatt. Il représente Jacques, mort le 25 juillet 1514, en armure, et son épouse Marguerite, décédée le 23 avril 1518. Les deux défunts sont couchés côte à côte, la tête reposant sur un coussin, les pieds posés sur deux lions opposés. Les mains sont jointes dans le geste de la prière. Après la Révolution, le monument est sorti de l’église et apposé contre le mur gouttereau sud. Il est ensuite placé à nouveau à l’intérieur de l’édifice pour le préserver des intempéries.

PIERRE TOMBALE

1518

Grès ( 172 x 95 x 19 cm)

Eglise Saint-Jean-Baptiste 68191205

Cette pierre provient du monument funéraire de Jacques de Hattstatt et de Marguerite Rathsamhausen. Au centre, la trace de deux écus est encore perceptible. Il s’agissait probablement des armes des familles des deux époux. Sur le bandeau entourant la dalle se déroule une inscription qui indique. La date de réalisation du monument et place les défunts sous la protection de Dieu. Cette dalle se trouvait vraisemblablement au pied des gisants dans la chapelle funéraire du couple. (I.M.H. 1934)

CHŒUR

XVII ème siècle

Sculpteurs : Antoine et François-Antoine Werlé

Eglise Saint-Jean-Baptiste 68191208

Les trois autels du chœur de l’église sont réalisés dans l’atelier d’Antoine Werlé, né à Guebwiller, qui à épousé en 1720 Anna Saner, fille du Schultheiss de Soultzbach, où le couple s’installe. Ebéniste réputé Werlé participe à la décoration de nombreuses églises du Haut-Rhin. Le maître-autel date de 1720 mais l’inscription qui figure sur l’arc, et qui date de 1760, est l’œuvre de son fils, François-Antoine Werlé. Les autels latéraux sont dédiés à la Vierge Marie et à saint Sébastien. Les draperies sur les colonnes des autels et les encadrements des statuts témoignent de l’art baroque alsacien. L’autel de saint Sébastien zqt signé et daté de 1722.

CHAPELLE SAINTE-CATHERINE

XV ème siècle 1760-1865

Rue de la Chapelle et Grand-Rue 68191212

 

Cette chapelle aurait été construite après une épidémie de peste. Elle est mentionnée pour la première fois en 1620 mais elle contient un tabernacle datant de la fin du XV ème siècle. Elle est rénovée en 1760, puis en 1865, à l’initiative de l’abbé Jean-Jacques Bobérieth.

 

ANGE

XVIII ème siècle

Sculpteur : Fraçois-Antoine Werlé

Bois

Chapelle Sainte-Catherine 68191216

Cet ange d’inspiration baroque est représentatif des œuvres issues de l’atelier de François-Antoine Werlé (1723-1775), ébéniste et sculpteur sur bois, installé à Soultzbach-Les-Bains. (I.M.H. 1997)

NOTRE-DAME DE LA CONSOLATION

1738

Peintre : Frantz-Georg Hermann

Chapelle Sainte-Catherine 68191214

 

Ce tableau est l’oeuvre du peintre baroque allemand Franz-Georg Hermann (1692-1768). Il représente la Vierge, consolatrice des affligés et des personnes en détresse, assise sur un nuage et tenant sur les genoux l’Enfant Jésus. Le donateur de cette œuvre est l’abbé Jean-Jacques Bobérieth, natif de Soultzbach-Les-Bains, qui a été professeur en Allemagne, près de Memmingen. C’est là qu’il acquiert ce tableau, ainsi qu’un autre, intitulé Saint Nicolas de Tolentino.

LA DECOLLATION DE SAINTE CATHERINE

1840

Peintre : C. Rohn

Chapelle Sainte-Catherine 68191213

Ce tableau évoque la martyre, par décapitation, ou décollation, de sainte Catherine. Il est l’œuvre du peintre Rohn, qui a travaillé dans la vallée de Munster au XIX ème siècle.

ABBE JEAN-JACQUES BOBERIETH

XIX ème siècle

Chapelle Sainte-Catherine 68191215

 

Jean-Jacques Bobérieth (1814-1887) a été professeur à Lautrach, en Allemagne. Il en rapporte deux tableaux de Franz-Georg Hermann et les fait placer dans la chapelle Sainte-Catherine, dont il entreprend la restauration. Sa famille avait racheté le château des Hattstatt-Schavenbourg en 1818 et c’est au cours de travaux qu’il avait commandé que la source du château fut découverte, en 1875.

FONTAINE AU LION

XVI ème siècle

Grès rose

Grand-Rue 68191217

Cette fontaine est érigée par le chevalier Jacques de Hattstatt, qui habite le château avec son épouse, Marguerite de Rathsamhausen. Le lion porte les armoiries de la ville. Symbole de courage et de puissance, il rappelle l(hégémonie de cette famille sur la cité. Quatre têtes de femmes aux bouches bâillonnées ornent la fontaine (I.M.H. 1934)

PORTAIL

1727

Grès

13, rue des Bains 68191218

Ce portail présente les armoiries d’Antoine Werlé, ébéniste, sculpteur et bâtisseur d’autels, qui a participé à la décoration de nombreuses églises du Haut-Rhin. Il a travaillé avec plusieurs sculpteurs de renom dont Hans-Jakob Braun (1695-1757) et Anton Ketterer (1692-1748), maître colmarien. Il est décédé en 1756.

CALVAIRE

 

XVIII ème siècle

Grès

15, rue des Bains 68191201

Ce calvaire est sculpté dans le même grès que celui de Wihr-Au-Val et semble issu du même atelier. Les pieds du Christ reposent sur une tête d’ange dorée évoquant la fin du baroque. Le cartouche central annonce : « Que Jésus-Christ soit loué jusque dans l’éternité Amen. » La date de 1784 est gravée au pied de la croix. Une seconde inscription invite le fidèle à se souvenir des souffrances du Christ sur la Croix.

LAVOIR

XX ème siècle

Rue des Bains 68191219

Jusqu’au début des années 1970 environ, le lavoir est un endroit important dans chaque village mais son utilisation cesse après l’apparition des machines à laver dans les foyers. Celui-ci est installé sur les bords du Krebsbach.

MAISON AVEC POTEAU CORNIER

Vers 1968

Bois

Grand-Rue et rue de la Chapelle 68191202

Le poteau cornier a pour fonction de protéger contre les agressions éventuelles des démons et des esprits mal intentionnés, qui rôdent autour des demeures. Celui de cette maison représente un roi aux traits grotesques, aux pieds duquel figurent les emblèmes du métier de boucher. Œuvre du sculpteur colmarien Jean-Jacques Erny, il est mis en place au moment de la restauration de l’édifice.